Citations

"La mer est un espace de rigueur et de liberté." Victor Hugo

 

"L'activité des hommes se tournera de plus en plus vers la recherche de l'exploitation de la mer, et naturellement, les ambitions des Etats chercheront à dominer la mer pour en contrôler les ressources" Général Charles de Gaulle, Brest, 2 février 1969

 

"On ne peut, sans la marine, ni soutenir la guerre ni profiter de la paix." Colbert

 

"Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts." Isaac Newton


"Qui tient la mer tient le commerce du monde, tient la richesse du monde; qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même" Sir Walter Raleigh


"La mer présente l'aspect d'une grande route publique ou, mieux peut-être, d'une immense étendue de terrain banal, sur laquelle les voies se croisent dans tous les sens. Quelques-unes de ces voies bien tracées montrent, en outre, que le passage se fait dans certaines directions, choisies de préférence aux autres. Ces directions portent le nom de routes commerciales" Amiral Alfred Thayer Mahan


"La puissance maritime, c'est certain, entraîne la possession de points stratégiques, mais ce qui la constitue, en premier lieu, c'est la marine qui flotte" Amiral Alfred Thayer Mahan

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Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 11:46

Linium International vous recommande cette semaine deux publications à lire en ligne :

 

  • Le bulletin hebdomadaire Sentinelle publié par la Société Française de Droit International avec notamment deux articles sur les Chagos :

 

 

Bulletin hebdomadaire Sentinelle n°150 du 16 janvier 2011

 

 

  • Le Bulletin d'Etudes de la Marine publié par le Centre d'Etudes Supérieures de la Marine (CESM) :


BEM n°50 d'Octobre 2010 : Défense antimissile balistique et contributions navales : quelles enjeux?

 

Bonne lecture!

Par Linium International - Publié dans : Publications récentes - Communauté : Mers et Océans
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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 11:59

Linium International vous recommande de lire les publications récentes suivantes, accessibles en ligne :

 

  • Le dernier bulletin hebdomadaire Crisis Watch de l'International Crisis Group

 

Crisis Watch n°89, 3 janvier 2011

 

  • Le dernier bulletin hebdomadaire Sentinelle de la Société Française de Droit International :

 

Sentinelle n°249, 9 janvier 2011

 

  • Le dernier Journal des Accidents et des Catastrophes du  Centre Européen de Recherche sur le Droit des Accidents Collectifs et des Catastrophes :

 

JAC n°109, Décembre 2010

 

  • La dernière Note de Synthèse de l'ISEMAR :

 

Note de Synthèse de l'ISEMAR n°131, janvier 2011

Et la carte qui accompagne.

 

Bonne lecture!

Linium International

Par Linium International - Publié dans : Publications récentes - Communauté : Mers et Océans
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Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /Sep /2010 17:36

Le précédent billet laissait sous entendre quelques changements. En effet, ayant été engagée par un corps militaire français, je dois partir en formation. Cela me permet aussi de prendre le temps de la réflexion sur l'avenir de Linium. Je vous remercie en tout cas pour votre compréhension, et à bientôt avec je l'espère un nouveau Linium International. P.S. : des idées, des propositions, des suggestions, n'hésitez pas à m'écrire.
Par Linium International - Publié dans : Linium International
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Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /Août /2010 22:04

      Il y a un an naissait le blog Linium International. Depuis le 16 août 2009, la ligne éditoriale s’est déjà ajustée pour parvenir à l’établissement d’une grille d’analyse des évènements maritimes au regard de la géopolitique des espaces maritimes et du droit de la mer. Depuis peu, ces analyses sont complétées par une cartographie personalisée.

 

La création de ce blog aura permis des rencontres et des échanges avec les milieux politiques, économiques, militaires, universitaires et associatifs, ainsi que le développement de projets.

En effet, depuis plusieurs mois, une réflexion a été menée pour faire évoluer Linium International : augmentation du nombre d’analyses, diversité des analyses et pourquoi pas des points de vue, développement d’un projet associatif avec d’autres blogueurs et analystes géopolitiques…

 

      Mais, il n’aura pas échappé aux yeux des lecteurs que l’activité du site s’est ralentie ces dernières semaines. Les raisons sont simples. Dans un premiers temps, il a fallu faire face à la nouvelle du non-octroi d’un financement pour la préparation d’une thèse en droit international public. Dans un deuxième temps, il est question depuis quelques semaines de travailler dans un corps de l’Etat en relation avec la mer. Bien que cette dernière opportunité soit encore à confirmer, elle pose de nombreuses questions : devoir de réserve, temps pouvant être consacré à l’analyse et à la diffusion des textes de Linium,…

 

Il convient dès lors de réfléchir à la poursuite du site et à son éventuel changement de ligne éditoriale (pour éviter d’entraver un certain devoir de réserve).  

 

En attendant que cette réflexion débouche sur des décisions, je tiens à remercier les lecteurs, et ceux qui auront fait confiance à Linium International pendant cette année. L’utilité d’un tel site d’analyse n’a fait que se confirmer cette année. L’espace maritime est un terrain d’étude de la géopolitique mondiale et régionale considérable. Il suffit pour s’en convaincre de voir l’évolution de la situation en mer Jaune entre les deux Corées ; au large de l’Iran, du Liban et d’Israël ; dans le Golfe d’Aden et au large de la Somalie avec la recrudescence de la piraterie et des connexions éventuelles avec le terrorisme islamiste, etc.

 

Jérémy DRISCH

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Par Linium International - Publié dans : Linium International - Communauté : Géopolitique et géostratégie
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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 12:09

                Le 7 juin dernier, le Secrétaire d’Etat à la coopération et à la francophonie Alain Joyandet s’est rendu sur l’île Maurice où il a signé un accord-cadre sur la cogestion économique, scientifique et environnementale relative à l’île Tromelin et à ses espaces maritimes environnants.

 

  • Un confetti dans l’océan Indien

 

                L’île Tromelin est une dépendance française de l’Océan Indien située à 450 km à l’est de Madagascar, à 535 km au nord de la Réunion, à l’ouest de Maurice et au sud des Seychelles. Cette île fait partie d’un ensemble plus grand et éclaté que sont les îles Eparses, dépendances françaises, îles et atolls petits et isolés dans le canal du Mozambique et dans l’Océan Indien. Tromelin est un confetti d’environ 1km2, avec 3,7 km de côtes, long de 1700 m et large de 700 m, mais son espace maritime représente des milliers de km2. Ile corallienne, il ne s’agit que d’un terrain plat et sablonneux à la faible végétation. Ses habitants : aujourd’hui quelques météorologues qui habitent une base météorologique desservie par une piste de 1100 m. Jadis, au 18ème siècle, l’île fut le témoin du naufrage du navire l’ « Utile » chargé d’une centaine d’esclaves d’origine malgache qui se rendaient à Maurice. Pendant 15 ans, l’île abrita quelques esclaves rescapés abandonnés par les français. Tromelin semble ne rien représenter dans ce vaste ensemble qu’est l’Océan Indien et pourtant des Etats se disputent pour savoir qui y exerce sa souveraineté. Les enjeux : un vaste espace maritime, un positionnement stratégique et des ressources halieutiques abondantes.

 

  • Un îlot concernant trois Etats

 

                L’île Tromelin oppose depuis 1976 la France (présente notamment sur l’île voisine de la Réunion) à Maurice et dans une moindre mesure à Madagascar. Pour certains malgaches, Tromelin leur reviendrait de droit si l’on prend en compte que les naufragés de l’ « Utile », seuls réels habitants qu’ait comptés l’île, étaient malgaches. Pour Maurice, il s’agit d’une île faisant partie de l’héritage transmis par les britanniques et surtout une île permettant d’accroître considérablement son espace maritime. Pour la France, Tromelin est avant tout un avant-poste important dans le jeu géopolitique de l’océan Indien. D’un point de vu général, la France, Madagascar et Maurice entretiennent de bonnes relations diplomatiques. D’un point de vu local, la France se dispute avec Maurice et Madagascar sur ses frontières maritimes et sur la souveraineté des îles Eparses. Maurice et Madagascar se soutiennent mutuellement sur ces disputes.  

 

 

  • Des enjeux géostratégiques, économiques et identitaires

 

                Ce petit bout de terre française représente différents enjeux dans ce vaste espace maritime (espace dont on accède, il faut le noter, que par des détroits et passages stratégiques). Tout d’abord, dans une région affectée par la pauvreté, les ressources halieutiques représentent un enjeu matériel majeur.Carte-Ocean-Indien.jpg

D’un point de vue géostratégique, l’île est un atout pour la France dans son positionnement face aux puissances anglo-saxonnes (Royaume-Uni, Commonwealth et Etats-Unis) qui contrôlent les accès stratégiques vers l’océan Indien, océan qui voit circuler les ¾ du trafic maritime mondial. Elle participe ainsi à la défense de la liberté de navigation dans les voies de communications maritimes. Alors que la piraterie se rapproche des Seychelles, affectant notamment les thoniers français présents dans les eaux seychelloises, la France peut quadriller et contrôler une vaste zone autour de l’espace concerné par la menace des pirates.

D’un point de vue purement identitaire (voir même sentimental), pour Maurice et Madagscar, Tromelin est aussi une manière de se réapproprier l’histoire de l’esclavage.

 

  • Un accord pragmatique mais juridiquement bancal

 

                Jusqu’à présent, la France exerçait sa souveraineté de manière effective grâce à  l’administration des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF). Par période, Maurice se permettait d’octroyer, ou des droits de pêche dans l’espace maritime entourant Tromelin, ou des droits d’exploitation sur l’île même (notamment entre 1901 et 1956, en permettant à 4 mauriciens d’exploiter le guano –excréments d’oiseaux marins utilisés comme engrais- de l’île). Désormais, il en sera autrement avec l’accord-cadre signé le 7 juin dernier. En effet, il met en place des mesures de cogestion sur la pêche, la préservation de la biodiversité et les recherches archéologiques. Il est notamment mis en place un comité de cogestion qui devrait permettre d’éviter que chaque Etat octroi des droits de pêche dans la ZEE de Tromelin sans en référer à l’autre. L’accord se veut donc pragmatique : chaque Etat le revendique et tente de l’administrer au grand dam des ressources halieutiques et de la préservation de l’environnement. Pour Maurice comme pour la France, leurs objectifs économiques, stratégiques et géopolitiques sont en partie atteints. Mais il subsiste un problème. L’accord ne règle aucunement la question de la souveraineté. Soit, un espace maritime cogéré, cela se voit régulièrement notamment pour les zones d’exploitations pétrolières litigieuses. Soit, une  île ou un territoire sur lesquels s’exercent deux souverainetés (un condominium), cela s’est déjà vu (par exemple l’île des faisans entre la France et l’Espagne qui se situe sur la Bidassoa). Mais en aucun cas, cela n’a eu de conséquences sur les relations avec les Etats voisins. Qui sera, par exemple, compétent pour signer une convention de délimitation des frontières maritimes entre l’espace maritime de Tromelin et l’espace des Seychelles ou de Madagascar ? Qu’en est-il des autres droits et devoirs prévus par le droit de la mer sur la ZEE et le plateau continental alors même qu’on ne sait plus s’il s’agit d’une ZEE française ou mauricienne ?

 

         Il faut donc souhaiter que la cogestion fonctionne, mais que les négociations se poursuivent sur la souveraineté de l’île Tromelin et de l’espace maritime afférent. Peut être serait-il intéressant de créer un véritable condominium établissant les droits, devoirs et responsabilités des deux Etats.

 

Jérémy DRISCH

 

Carte "Océan Indien : enjeux sécuritaires, économiques et identitaires" au format PDF

Par Linium International - Publié dans : Géopolitique des mers - Communauté : Géopolitique et géostratégie
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  • Spécialiste du droit de la mer et du droit maritime, je propose mon expertise acquise tant dans le monde universitaire que dans le monde professionnel pour mieux présenter les enjeux géopolitiques et juridiques qu'offre l'actualité maritime.

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