Citations

"La mer est un espace de rigueur et de liberté." Victor Hugo

 

"L'activité des hommes se tournera de plus en plus vers la recherche de l'exploitation de la mer, et naturellement, les ambitions des Etats chercheront à dominer la mer pour en contrôler les ressources" Général Charles de Gaulle, Brest, 2 février 1969

 

"On ne peut, sans la marine, ni soutenir la guerre ni profiter de la paix." Colbert

 

"Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts." Isaac Newton


"Qui tient la mer tient le commerce du monde, tient la richesse du monde; qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même" Sir Walter Raleigh


"La mer présente l'aspect d'une grande route publique ou, mieux peut-être, d'une immense étendue de terrain banal, sur laquelle les voies se croisent dans tous les sens. Quelques-unes de ces voies bien tracées montrent, en outre, que le passage se fait dans certaines directions, choisies de préférence aux autres. Ces directions portent le nom de routes commerciales" Amiral Alfred Thayer Mahan


"La puissance maritime, c'est certain, entraîne la possession de points stratégiques, mais ce qui la constitue, en premier lieu, c'est la marine qui flotte" Amiral Alfred Thayer Mahan

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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /2010 19:08
Avant de reprendre l'année avec de nouveaux articles,
 je tiens à adresser à tous les lecteurs de Linium International
 mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui s'annonce riche
 en évènements frontaliers, géopolitiques et maritimes.


"Fais de ta vie un rêve, de ton rêve, une réalité"


Je crois que cette phrase de Saint-Exupéry est le meilleur voeux que je puisse souhaiter pour chacun d'entre nous.


Jérémy DRISCH


P1080651.jpg
Par Linium International - Publié dans : Linium International - Communauté : Mers et Océans
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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 15:32

           Le 4 décembre dernier, les ministres des Affaires étrangères tunisien et algérien (respectivement Messieurs Abdelwaheb Abdallah et Mourad Medelci) se sont rencontrés pour négocier plusieurs accords et ils ont notamment signé une convention portant délimitation des frontières maritimes entre la Tunisie et l’Algérie.


            La Tunisie est un pays qui a toujours cherché à avoir des relations pacifiques avec ses voisins, malgré quelques litiges occasionnels. En effet, la frontière terrestre qui s’étend sur environ 965 km a été l’objet d’un long litige, commencé en 1983 et résolu 10 ans plus tard, en 1993. Le bornage fût lui achevé en 1995.


Côté maritime, les frontières ont surtout posé problème avec le voisin libyen. Effectivement, la cour internationale de justice a dû se prononcer en 1982 sur la délimitation du plateau continental entre les deux Etat, dont l’enjeu majeur était avant tout pétrolier. Ce conflit est  a priori entièrement résolu.


         P1080696.JPG    Pour la Tunisie, il ne restait donc plus qu’à résoudre le problème de la délimitation entre les eaux tunisiennes et algériennes. Un accord provisoire avait été signé le 11 février 2002 entre les deux voisins (Accord sur les arrangements provisoires relatifs à la délimitation des frontières) instaurant une frontière maritime basée sur l’équidistance (pour rappel, d’après l’article 15 de la Convention de Montego Bay, il s’agit de la «ligne médiane dont tous les points sont équidistants des points les plus proches des lignes de base à partir desquelles est mesurée la largeur de la mer territoriale de chacun des deux Etats »).  Cet accord était prévu pour une durée de six ans reconductible.

C’est finalement au terme de cette première période de transition qu’a été adopté un accord définitif portant délimitation des frontières maritimes entre la Tunisie et l’Algérie. Cette convention du 4 décembre 2009 montre que les relations entre ces deux pays ne cessent de s’améliorer.


           Cet accord qui pourrait paraître anodin est au final significatif sur deux plans. Au niveau de l’espace maghrébin, il fait évoluer les questions frontalières laissant le Maroc seul puisque la frontière Algéro-marocaine reste depuis 1994 complètement fermée. Les relations algéro-marocaines ne cessent de ralentir le processus de coopération régionale (citons par exemple le fait que l’Union du Maghreb arabe reste paralysée par les relations difficiles entre les deux voisins). Au niveau de l’espace méditerranéen, il s’agit aussi de la réduction du nombre de litiges liés aux délimitations maritimes. Le bassin méditerranéen connait un certain nombre de contentieux parmi les plus délicats (comme c’est le cas en Mer Egée, autour de l’île de Chypre ou des eaux israéliennes). Certains, comme le contentieux entre la Croatie et la Slovénie sont en voix de résolution. A l’heure de la construction d’une Union pour la Méditerranée, il s’agit d’un petit pas important vers une pacification des relations entre riverains de cet espace quasi fermé.

 

Jérémy DRISCH

 

 


Par Linium International - Publié dans : Chronique des délimitations - Communauté : Géopolitique
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 10:49

                Alors que la Conférence de Copenhague vient de s’achever, il convient de publier sur ce blog quelques réflexions. La lecture de la presse relaye la déception de tous (si elle ne l’envenime pas). Cette déception doit être nuancée pour plusieurs raisons. Il ne s’agit pas là de revenir sur les interrogations des scientifiques et les polémiques sur le réchauffement climatique, mais sur la construction même du droit international.


Nous avons pu en effet publier un article traitant du problème de la montée des eaux (« Maldives : la nouvelle Atlantide ? »), et soutenir l’appel de plusieurs associations « l’Ultimatum climatique ». A juste titre et comme de nombreux citoyens, nous avons pu espérer que les Nations puissent se mettre d’accord et prendre des mesures visant à la réduction des gaz à effet de serre, et surtout à l’arrêt du saccage déraisonné des ressources de notre planète (détruit-on sa propre maison pour vivre ?).

 

     Le sujet intéresse à plus d’un titre le droit de la mer (certains auteurs ayant d’ailleurs proposé l’incorporation dans la Convention de Montego Bay sur le droit de la mer de dispositions sur les questions climatiques) : la question de la modification des littoraux ayant une influence sur les délimitations en mer ainsi que l’ouverture de nouvelles routes commerciales dues à la fonte des glaces en Arctique en sont des exemples.

 

cop15_logo_img.gif      L’espoir mis dans cette conférence était grand (et encore une fois légitime), mais les internationalistes et diplomates savent qu’un traité international ne peut être signé en si peu de temps. La conférence de Copenhague fait partie d’un cycle de négociations. Elle est la 15ème conférence des Etats ayant ratifié la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (signée à Rio en 1992). Elle fait suite aux conférences de Bali (2007) et de Poznan (2008). La conférence de Bali avait fixé comme objectif Copenhague pour renégocier un accord en remplacement du Protocole de Kyoto qui doit prendre fin en 2012. La conférence de 2009 avait été précédée de quelques réunions d’experts et de représentants des Etats (réunions de Bonn, Bangkok et Barcelone), mais elle ne pouvait suffire à obtenir un traité d’une telle ampleur. Peut être que trop de temps a été perdu en discussions scientifiques sans que la parole ne soit donnée aux véritables négociateurs, les diplomates. En effet, dans l’histoire des relations internationales, ce n’est que très rarement qu’un traité ait été signé en seulement dix jours de négociations. Prenons l’exemple de la convention de Montego Bay sur le droit de la mer de 1982. Cette dernière fût négociée de 1973 à 1982 soit en 9 ans. Douze ans se sont encore écoulés avant qu’elle ne soit applicable. Les données scientifiques sont certes importantes et servent aux débats mais la négociation relève de l’art et ne peut être confiée aux seuls chefs d’Etat. Il était prévisible qu’aucun traité international ne soit signé à l’issue de la Conférence de Copenhague si aucun texte définitif n’était trouvé par les négociateurs pour l’arrivée des chefs d’Etat. Il va certainement falloir de nouvelles réunions et conférences internationales pour pouvoir parvenir à un véritable accord satisfaisant plus de 190 Etats.


Nicolas Sarkozy a considéré le soir du 18 décembre (dernier jour des négociations) que Copenhague avait P1090987.JPGmontré "les limites d'un système onusien à bout de souffle", idée reprise par de nombreux hommes politiques à commencer par Jean-Louis Borloo. Contrairement à ce que peut penser le chef de l’Etat, il ne s’agit pas des limites d’un système, mais plutôt des limites inhérentes aux négociations entre plus de 190 Etats souverains. Un groupe d’Etats ne peut imposer à d’autres un traité sans leur accord.  A la limite, il pourrait être envisagé des accords régionaux contraignants avec de véritables objectifs chiffrés, bien plus faciles à négocier. Ce type d’accords existe déjà dans le cadre de la sécurité maritime (par exemple, le Mémorandum of Understanding de Paris sur le contrôle des navires par l’Etat du port).

 

     Par contre, il est louable de voir ce que l’engouement pour ce sommet a provoqué. Bien que les médias (tout comme les hommes politiques) aient joué un rôle dans l’impression d’ «échec total », ils ont aussi contribué à l’émergence d’une opinion publique internationale qui se mobilise contre les injustices et inégalités qu’engendrent les changements climatiques mais surtout contre le gaspillage des ressources de notre planète.  

 

Jérémy DRISCH

 

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Par Linium International - Publié dans : Mer et environnement - Communauté : Mers et Océans
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 23:44

     It seems that the waters of the Gulf of Bengal have not been a peaceful place since the separation of Bangladesh from India (60 years ago) and its independence (40 years ago). One of the poorest countries could be the victim of its envious neighbors. Actually the Bangladesh authorities think that India and Myanmar (also known as Burma) exploit those waters and the subsoil of the Gulf.


The Gulf is a place where no maritime boundaries have been decided. Nevertheless, India and Myanmar did not hesitate in signing gas and oil exploitations contracts. This complex situation sometimes led to negative consequences.

 

      In 2008 a South Korean exploration ship sailed through the Gulf under the protection of a Myanmar ship. A couple of week later the same protection was organized for an Indian ship.

Since 2008 the situation grew more complex. Concerning Burma, the junta sent military forces near the border land and the Burmese navy placed its ships close to a disputed area.

As a response, four Bangladeshi warships were sent in the disputed area. In the mean time, Bangladesh endorsed the leasing out of three exploitation blocks to Conoco Philips and Tullow Oil plc for offshore oil and gas exploration.


     For Bangladesh, as we said one of the poorest countries of the world, the main task is to have gain an access to oil and gas in the gulf. Without maritime boundaries it is hard for exploration companies to determine who the sovereign State of a maritime space is.


It is not the first issue that arises concerning boundaries between India and Bangladesh. The land boundary between them is a wall of barbwires. Three reasons due to the regional geopolitical situation can explain that: the fight against illegal immigration, drugs traffics and the fight to prevent terrorist transits or freedom fighters moving.


      Bangladesh will now go to a United Nations arbitration Court for the resolution of the dispute over its maritime boundaries with Myanmar and India. Each of them ratified the United Nations Convention on the Law of the Sea. According to this convention an arbitration court can be created in order to settle a dispute on Maritime boundaries (and other questions concerning the Law of the sea).

Bangladeshi authorities tried to negotiation method some years ago but they came to naught, thus opening the way to an arbitration procedure -the only thing this country can do. For this Bangladesh hired Foley Hoag, a US lawyer firm.


Jérémy DRISCH

 

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Par Linium International - Publié dans : Chronique des délimitations - Communauté : Géopolitique
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 22:31
Par Linium International - Publié dans : Mer et environnement - Communauté : Mers et Océans
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