"La mer est un espace de rigueur et de liberté." Victor Hugo
"L'activité des hommes se tournera de plus en plus vers la recherche de l'exploitation de la mer, et naturellement, les ambitions des Etats chercheront à dominer la mer pour en contrôler les ressources" Général Charles de Gaulle, Brest, 2 février 1969
"On ne peut, sans la marine, ni soutenir la guerre ni profiter de la paix." Colbert
"Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts." Isaac Newton
"Qui tient la mer tient le commerce du monde, tient la richesse du monde; qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même" Sir Walter Raleigh
"La mer présente l'aspect d'une grande route publique ou, mieux peut-être, d'une immense étendue de terrain banal, sur laquelle les voies se croisent dans tous les sens. Quelques-unes de ces voies bien tracées montrent, en outre, que le passage se fait dans certaines directions, choisies de préférence aux autres. Ces directions portent le nom de routes commerciales" Amiral Alfred Thayer Mahan
"La puissance maritime, c'est certain, entraîne la possession de points stratégiques, mais ce qui la constitue, en premier lieu, c'est la marine qui flotte"
Amiral Alfred Thayer Mahan
En avril 2008, l’attaque du Ponant, ce voilier de luxe de la compagnie du Ponant (filiale du groupe CMA-CGM) fait prendre conscience aux français que la piraterie existe encore. Cette attaque est un révélateur. Il ne s’agissait pas du premier acte de piraterie moderne (loin de là), mais il s’agissait du plus marquant pour les français (prise d’otages, intérêts français, luxe, GIGN….), ce qui fut d’ailleurs largement exploité.
Nous avons déjà eu l’occasion la semaine dernière d’évoquer le « vide juridique » qu’exploitaient les avocats des prévenus : détention durant cinq jours des pirates avant qu’ils puissent être mis en examen pour « arrestation et séquestration de plusieurs personnes comme otages en vue d’obtenir une rançon », « vol » et « recel », commis en bande organisée.
La cour de cassation a rejeté le 16 septembre dernier les arguments des avocats de la défense selon lesquels les somaliens auraient été détenus en dehors de tout cadre légal. D’après la cour, le droit français peut s’appliquer à une arrestation en territoire étranger. Les cinq jours de détention avant la signification de leur garde à vue étaient justifiés par une « circonstances insurmontable ».
Le pragmatisme des juges de la cour de cassation est surprenant et risque d’être fortement critiqué. Les avocats de la défense risquent de porter l’affaire devant la cour européenne des droits de l’homme qui ne devrait pas suivre la cour de cassation française (nous avons déjà eu l’occasion de dire ce que pensait la CEDH depuis l’affaire Mendvedyev).
L’affaire est donc à suivre…
Jérémy DRISCH
Jeremy.drisch@liniuminternational.com
source image : REUTERS/ECPAD/Sergent Dupont Sebastien/Handout
C'est une jurisprudence à étudier.